| Auteur de l'oeuvre : |
Vérotius (peintre)
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| Références de publications : |
Rousseau, Claire., La figure de saint Dominique dans les dorsaux de stalles trévirois du XVIIIe siècle, 2011, mémoire Master I sous la direction de Christine Aribaud, Université Toulouse II - Le Mirail.
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| Catégorie technique : |
peinture
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| Commune forme index : |
Fanjeaux
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| Copyright : |
© Monuments historiques, 1992
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| Année de creation : |
1754
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| Dénomination : |
tableau;cadre
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| Lieu de déplacement : |
Midi-Pyrénées, 31, Toulouse, Maison Pierre Seilhan
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| Dimensions : |
h = 135 ; la = 114
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-25
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| Date de création de la notice : |
1993-04-29
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| Domaine : |
Peinture
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| Date et typologie de la protection : |
1967/12/15 : classé au titre objet
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| Cadre de l'étude : |
liste objets classés MH
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| Historique : |
Loeuvre fait partie d'un ensemble de tableaux consacrés à la vie et aux miracles de saint Dominique. Le nombre de cet ensemble est inconnu. Les tableaux furent commandités, vers 1750-1754, par le couvent des Prêcheurs de Trèves (Allemagne) afin de servir de dorsaux de stalles dans leur choeur de leur église.£En 1803, par ordre du préfet de la Sarre, Joseph Bexon d'Ormschwiller, les stalles et les tableaux furent déposés dans l'église Liedfrauen (Trèves) d'où ils disparurent, sans doute en 1845, lors de la proposition de réaménagement des lieux par August Gustav Lasoinsky.£En 1861, ils réapparurent à Toulouse, achetés par le père Studer, provincial des Jésuites, qui les installa dans la chambre dite de saint Dominique, dans le couvent de l'Inquisition rebaptisé Maison Saint-François-Régis.£En 1933, ils furent acquis par le père Bonhomme, dominicain, qui les emporta dans la maison dite de saint Dominique à Fanjeaux (Aude).£En 1944, ils furent transférés au vicariat du monastère de Sainte-Marie de Prouilhe (Aude).£En 1993, ils réintégrèrent à Toulouse le couvent de l'Inquisition rebaptisé, cette fois-ci, Maison Pierre Seilhan. Ils furent accrochés dans une pièce proche de la chambre dite de saint Dominique.£Cet ensemble était autrefois attribué au peintre Balthasar-Thomas Moncornet.£Des archives municipales attestent que les frères adressèrent à la ville une demande d'aide financière pour l'embellissement de leur choeur. D'autres sources mentionnent les dégâts provoqués dans les stalles par un incendie, la date de ce ravage n'est pas connue mais les sources consultées mentionnent la destruction puis la reconstruction des stalles de droite du choeur. Suite à cette destruction partielle, d'autres subventions furent peut-être recherchées. L'ensemble des armoiries et des inscriptions des toiles esquissent un réseau ecclésial et social dans lequel le couvent des Prêcheurs était inséré.
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| Inscription : |
armoiries;inscription (latin);date
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM11001050&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
toile (support) : marouflé, peinture à l'huile;bois : taillé, polychrome, peint
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| Intitulé de l'ensemble : |
ensemble de 6 tableaux et leurs cadres
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| Précision sur l'inscription : |
Armoiries : blason (au bas). Inscription (latin) : Adm. Rdus Dnus Joannes-Fridericus Ghir / in Metrop. Trevirensi - Altarista sub tit. / Altaris S. Mathiae Apost. Et S. Trium Regum DD. (au bas). Les armoiries : d'azur à un fer doublement cramponné d'or et aux extrémintés croisées, à deux étoiles d'or à six rais et à un quartefeuille boutonné de gueuke. Ecu en ovale écimé, sur la contremarche, séparant en deux les deux premières lignes de l'inscription. Heaume de sable, ailé de sable et couronné d'or, grillé d'or. Cimier à l'aigle contournée et armée d'une épée d'argent garnie d'or. Lambrequins d'or et de sable. Les armoiries situées en bas de la composition, au centre, sont celles d'un altariste qui avait pour charge de célébrer des messes d'anniversaire à l'autel de saint Mathias et des Trois Rois dans la cathédrale de Trèves. Ce mécénat ne permet cependant pas d'affirmer que des liens privilégiés unissaient le couvent des Prêcheurs au chapitre dont le prêtre n'était pas membre. Peut-être s'agissait-il d'une amitié à titre personnel. Le présent tableau est le seul qui soit daté (1754), au centre, en dessous de l'inscription du nom et de la fonction du mécène.
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| Précision_sur la representation : |
Au premier plan, saint Dominique, agenouillé, reçoit du pape Honorius III assis sur un trône un document constitué de plusieurs feuillets. Deux autres personnages attirent l'attention. D'une part un cardinal occupe une place prééminente dans la composition. Assis à la droite du tableau, il pourrait être le cardinal Ugolin, protecteur de l'ordre des Prêcheurs et ami personnel de Dominique dont il présidera les funérailles. Devenu Pape (Grégoire IX), il canonisa Dominique en 1234. D'autre part, au centre, un personnage non tonsuré, donc non clerc, appose une main sur l'épaule de Dominique, l'index de l'autre main étant levé vers le ciel. Sans doute s'agit-il d'une figure rhétorique orientant la compréhension du spectateur. Un rôle analogue peut être attribué à la statue en haut relief placée à gauche de la composition. De la main, elle guide le spectateur vers la scène d'arrière-plan. En celle-ci, les deux apôtres, Pierre et Paul, apparaissent à Dominique agenouillé. Saint Paul lui remet le livre des Ecriture, saint Pierre le bâton apostolique. Le thème de l'approbation par l'Eglise de la fondation de l'Ordre trouve ainsi son fondement dans une validation supérieure, l'approbation apostolique.
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| Typologie de la protection : |
classé au titre objet
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| Référence à un ensemble : |
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM11002159
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| Siecle de création : |
3e quart 18e siècle
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété privée
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| Titre iconographique : |
Saint Dominique présentant au pape Honorius III les constitutions de son ordre
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| Commune forme editoriale : |
Fanjeaux
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| Typologie du dossier : |
sous-dossier
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